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Audit rénovation énergétique 2026 : guide complet, coût
Diagnostic

Audit rénovation énergétique : tout comprendre avant de vous lancer

Audit rénovation énergétique : définition, coût, obligations 2026, différence avec le DPE et aides MaPrimeRénov'. Guide pratique avec cas chiffré

Adrien GuerinAdrien Guerin 19 min de lecture
Focus sur l’audit énergétique ! - Parlons Éco Rénovation

L'audit rénovation énergétique est un diagnostic approfondi qui propose des scénarios de travaux chiffrés et hiérarchisés pour améliorer la performance d'un logement. Il est obligatoire pour deux cas : la vente d'une passoire thermique (classe F ou G) et le Parcours accompagné de MaPrimeRénov'. Depuis le 1er janvier 2026, sa méthode de calcul intègre un nouveau coefficient de conversion de l'électricité favorisant les systèmes de chauffage électrique performants (arrêté du 26 août 2025, ministère de l'Écologie).

Un audit rénovation énergétique ne se limite pas à une étiquette : il propose des scénarios de travaux chiffrés et hiérarchisés pour améliorer durablement la performance d'un logement. Depuis le 1er janvier 2026, sa méthode de calcul intègre un nouveau coefficient de conversion de l'électricité (arrêté du 26 août 2025, ministère de l'Écologie), ce qui modifie le classement énergétique de nombreux logements chauffés à l'électricité. Propriétaire d'une passoire thermique, candidat à MaPrimeRénov' ou futur vendeur : voici comment utiliser cet outil sans perdre de temps ni d'argent.

Ce qu'il faut retenir

  • L'audit énergétique propose des scénarios de travaux chiffrés, contrairement au DPE qui se limite à une étiquette
  • Il est obligatoire pour vendre un logement classé F ou G et pour bénéficier de MaPrimeRénov' Parcours accompagné
  • Depuis le 1er janvier 2026, le nouveau coefficient électricité modifie le calcul DPE et audit (arrêté du 26 août 2025)
  • Un audit réalisé par un professionnel non RGE vous exclut des aides MaPrimeRénov'
  • Le simulateur officiel france-renov.gouv.fr/aides/simulation permet d'estimer ses droits avant de s'engager

Comparatif en un coup d'œil

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DocumentObjectifDurée de validitéQui le réaliseCoût indicatifCaractère obligatoire
DPE (Diagnostic de Performance Énergétique)Attribuer une étiquette énergie (A à G) et climat au logement10 ans (sauf DPE réalisé avant juillet 2021 : valable jusqu'au 31/12/2024)Diagnostiqueur certifiéDe l'ordre de 100 à 250 € selon surface et localisationOui : vente, location, copropriétés ≤50 lots (2026)
Audit énergétique réglementaireProposer des scénarios de travaux chiffrés avec gains énergétiques attendus5 ansProfessionnel RGE, architecte référencé ou diagnostiqueur certifiéDe l'ordre de 600 à 1 200 € selon surface et complexitéOui : vente de passoires F/G (monopropriété) ; MaPrimeRénov' Parcours accompagné

Audit énergétique vs DPE : deux outils complémentaires à ne pas confondre

DPE et audit énergétique ne servent pas la même finalité. Le DPE attribue une étiquette de performance (A à G) et une évaluation des émissions de gaz à effet de serre. L'audit va plus loin : il modélise le comportement thermique du logement et propose plusieurs scénarios de travaux chiffrés, classés par ordre de pertinence.

Depuis le 1er janvier 2026, les deux documents partagent une même évolution méthodologique. L'arrêté publié le 26 août 2025 par le ministère de l'Écologie a modifié le coefficient de conversion de l'électricité en énergie primaire, le faisant passer de 2,3 à une valeur plus favorable aux systèmes de chauffage électrique. Concrètement, un logement équipé d'une pompe à chaleur ou de radiateurs électriques performants peut gagner une classe énergétique.

Cette révision impacte directement l'audit énergétique : les scénarios de travaux intégrant une PAC voient leur gain énergétique théorique recalculé. Pour les propriétaires, c'est une raison supplémentaire de programmer un audit récent plutôt que de s'appuyer sur un ancien DPE.

💡 À noter : l'Observatoire DPE-AUDIT de l'ADEME recense les données issues de ces documents. Il permet de suivre l'évolution du parc de logements et l'impact des réformes méthodologiques sur les étiquettes énergie (ADEME, 2026).

Ce que le DPE mesure (et ce qu'il ne dit pas)

Le DPE évalue la consommation d'énergie primaire annuelle (exprimée en kWh/m²/an) et les émissions de CO₂ du logement. Résultat : une double étiquette "énergie" et "climat", de A à G. Ce diagnostic est exigé pour toute vente ou mise en location, et devient obligatoire pour les copropriétés d'au maximum 50 lots au 1er janvier 2026 (source : ministère de l'Écologie).

Ce qu'il ne fait pas : le DPE n'émet aucune recommandation de travaux. Il identifie les points faibles du bâti, mais sans les traduire en plan d'action. Un propriétaire qui souhaite rénover efficacement doit donc franchir une étape supplémentaire.

Ce que l'audit ajoute : scénarios de travaux et gains énergétiques attendus

L'audit énergétique modélise le bâtiment à partir des relevés effectués sur site : isolation des murs et de la toiture, type de menuiseries, système de chauffage, ventilation, production d'eau chaude sanitaire (ECS). Il simule ensuite plusieurs combinaisons de travaux et chiffre pour chaque scénario le gain énergétique prévisionnel, le budget estimé et le temps de retour sur investissement.

Le rapport classe généralement ces scénarios en deux catégories : un scénario "performance" visant une amélioration significative (souvent un saut de deux classes DPE) et un scénario "optimisation" ciblant les postes les plus rentables. Cette granularité permet au propriétaire d'arbitrer entre ambition énergétique et contrainte budgétaire, avec des données objectives plutôt qu'un ressenti.

Audit énergétique obligatoire : qui est concerné et à partir de quand ?

Deux mécanismes distincts rendent l'audit énergétique obligatoire. Le premier relève de la loi Climat et Résilience : tout propriétaire vendant un logement classé F ou G (passoire thermique) en monopropriété doit fournir un audit énergétique au futur acquéreur depuis le 1ᵉʳ avril 2023. Le second est lié au dispositif MaPrimeRénov' : le Parcours accompagné, dédié aux rénovations d'ampleur, exige un audit énergétique pour constituer le dossier de demande d'aide (source : France Rénov', 2026).

Sur le même sujet, notre article architecte rénovation énergétique : rôle, coût et aides complète cette analyse.

Ces deux obligations ne visent pas le même public. Le propriétaire vendeur subit l'obligation ; le propriétaire qui rénove la choisit pour accéder à des aides majorées. Dans les deux cas, le document à produire est le même, mais le contexte et le financement diffèrent radicalement.

Par ailleurs, le DPE devient obligatoire au 1er janvier 2026 pour les copropriétés d'au maximum 50 lots. Cette obligation, distincte de l'audit, pousse de nombreux syndics à engager une démarche plus large d'audit collectif, notamment dans les immeubles énergivores (source : ministère de l'Écologie, 2025).

Obligation lors de la vente : logements classés F et G

Depuis le 1ᵉʳ avril 2023, la vente d'un logement classé F ou G en monopropriété impose la remise d'un audit énergétique à l'acquéreur, annexé à la promesse de vente. Le document doit dater de moins de 5 ans. Sans audit valide, la vente peut être contestée.

Cette obligation s'étend progressivement aux autres classes énergétiques. Le calendrier prévoit l'extension aux logements classés E au 1ᵉʳ janvier 2025, puis aux D au 1ᵉʳ janvier 2034, sous réserve de modification réglementaire. Les propriétaires de biens classés D ont donc une dizaine d'années pour anticiper cette échéance.

Obligation pour bénéficier de MaPrimeRénov' rénovation d'ampleur

MaPrimeRénov' propose deux parcours : le Parcours par geste (pour des travaux isolés) et le Parcours accompagné (pour une rénovation d'ampleur visant un gain énergétique minimum). Ce second parcours, plus avantageux financièrement, exige un audit énergétique réalisé par un professionnel RGE. Le rapport d'audit sert de document de référence pour définir le programme de travaux éligible et calibrer le montant de l'aide.

Sans cet audit, le dossier MaPrimeRénov' Parcours accompagné est irrecevable. C'est la première dépense à engager dans le projet, et elle conditionne tout le reste du parcours : choix des gestes, montant des aides, recours à un accompagnateur rénovation énergétique (MAR).

Calendrier 2025-2026 : les échéances à retenir

Plusieurs dates clés structurent l'agenda réglementaire. Au 1ᵉʳ janvier 2025, l'obligation d'audit pour la vente s'étend aux logements classés E. Au 1ᵉʳ janvier 2026, deux évolutions simultanées : la nouvelle méthode de calcul DPE/audit intégrant le coefficient électricité révisé entre en vigueur (arrêté du 26 août 2025), et le DPE devient obligatoire pour les copropriétés de 50 lots maximum. Ces échéances sont fixées par les textes en vigueur et restent, pour les plus lointaines, soumises à d'éventuelles modifications réglementaires.

Les propriétaires ont intérêt à ne pas attendre la dernière minute : un audit réalisé en amont permet d'identifier les travaux prioritaires et de planifier leur financement sans précipitation.

Comment se déroule un audit énergétique ? Les étapes de la visite au rapport

L'audit énergétique suit une méthodologie encadrée réglementairement, définie par l'arrêté du 4 mai 2022. Cinq étapes structurent le processus, de la prise de contact jusqu'à la remise du rapport final. La durée totale s'échelonne de deux à quatre semaines selon la disponibilité du professionnel et la complexité du logement.

Seuls trois profils peuvent réaliser un audit énergétique réglementaire : un professionnel titulaire d'une qualification RGE (Reconnu Garant de l'Environnement), un architecte référencé, ou un diagnostiqueur certifié (source : France Rénov', 2026). Cette restriction garantit la qualité du document, mais réduit mécaniquement le nombre de prestataires disponibles, en particulier dans les zones rurales.

La visite sur site : ce que l'auditeur inspecte

La visite dure entre 2 et 4 heures pour une maison individuelle. L'auditeur commence par un échange avec le propriétaire sur ses habitudes de consommation, son confort thermique ressenti et ses projets éventuels. Puis il passe en revue chaque élément du bâti :

  • Enveloppe : nature et épaisseur des murs, type d'isolation (intérieure/extérieure), état des menuiseries, type de vitrage.
  • Toiture et combles : présence et épaisseur d'isolant, état de la charpente, ventilation de la toiture.
  • Planchers bas : isolation du soubassement, présence d'un vide sanitaire ou d'un sous-sol.
  • Systèmes : type de chaudière ou de PAC, âge, puissance, état des émetteurs de chaleur, ballon d'eau chaude sanitaire, dispositif de ventilation (VMC simple flux, double flux).
  • Ponts thermiques : repérage visuel des zones de déperdition (jonctions mur/plancher, pourtour des menuiseries).

L'auditeur prend des photos, relève des cotes et peut utiliser une caméra thermique en période de chauffe pour visualiser les défauts d'isolation.

Le rapport d'audit : lire et comprendre les scénarios de travaux

Le rapport d'audit se présente sous la forme d'un document de 20 à 40 pages. Il débute par un état des lieux chiffré : consommation annuelle estimée, étiquette énergie et climat, déperditions thermiques par poste. Viennent ensuite les scénarios de travaux, généralement 2 à 5, chacun détaillant :

  • Les gestes préconisés (ex. isolation des murs par l'extérieur + remplacement chaudière fioul par PAC air-eau + VMC double flux).
  • Le gain énergétique prévisionnel en pourcentage et en kWh/an.
  • L'étiquette cible après travaux.
  • Le budget estimatif par poste et global.
  • Le temps de retour brut (investissement / économie annuelle estimée).

Ces scénarios sont hiérarchisés : le premier vise souvent la performance maximale, le second un optimum économique. Le propriétaire peut ensuite les utiliser pour consulter des entreprises et obtenir des devis de rénovation énergétique comparables entre eux.

Quel est le coût d'un audit énergétique en 2026 ?

Aucun tarif réglementé ne fixe le prix d'un audit énergétique. Les montants varient selon la surface du logement, sa typologie (maison individuelle ou appartement), la complexité du bâti et la zone géographique. Pour une maison individuelle de 100 à 150 m², il faut compter de l'ordre de 600 à 1 200 €. Un appartement en copropriété se situe plutôt dans une fourchette de 400 à 800 €.

Ces fourchettes, indicatives, évoluent avec la demande : les zones tendues (Île-de-France, grandes métropoles) affichent des tarifs plus élevés que la moyenne nationale. Comparer plusieurs devis d'auditeurs reste la meilleure approche pour identifier le juste prix.

📌 Important : depuis que l'obligation d'audit pour la vente des passoires F/G est entrée en vigueur, certaines plateformes proposent des audits à prix cassés. Vérifiez systématiquement que le professionnel dispose bien d'une qualification RGE ou d'une certification valide avant de signer.

Pour des projets de rénovation d'envergure, faire appel à un architecte pour rénover une maison peut s'avérer judicieux, et ce, dès la phase de conception.

Maison individuelle vs appartement : des tarifs différents

L'écart de prix entre une maison et un appartement tient à deux facteurs. La surface d'abord : un appartement de 60 m² mobilise moins de temps de relevé qu'une maison de 120 m². La complexité ensuite : une maison individuelle expose davantage de parois déperditives (toiture, murs extérieurs sur quatre faces, plancher bas), ce qui alourdit le travail de modélisation thermique.

Pour un appartement récent (post-2000) situé dans une copropriété déjà auditée collectivement, le tarif peut descendre sous la barre des 400 €. À l'inverse, une maison ancienne à l'architecture atypique (pierre apparente, extensions multiples) peut dépasser 1 500 €.

Ce que MaPrimeRénov' peut prendre en charge

Dans le cadre du Parcours accompagné de MaPrimeRénov', le coût de l'audit peut être partiellement couvert par les aides. Le financement dépend du niveau de ressources du ménage (très modestes, modestes, intermédiaires, supérieurs) et du gain énergétique visé par le programme de travaux.

France Rénov' propose un simulateur officiel à l'adresse france-renov.gouv.fr/aides/simulation (2026) qui permet d'estimer le montant de la prise en charge avant même de commander l'audit. Les ménages aux revenus très modestes bénéficient des taux de subvention les plus élevés. Attention : l'aide couvre une partie du coût de l'audit, pas son intégralité dans le cas général.

Erreur courante : choisir un auditeur non certifié (et ses conséquences)

L'erreur la plus fréquente consiste à commander un audit auprès d'un bureau d'études thermiques non qualifié RGE, croyant économiser sur le coût de la prestation. La conséquence est immédiate : le rapport produit, même techniquement correct, ne sera pas recevable pour un dossier MaPrimeRénov' Parcours accompagné.

Deuxième conséquence moins connue : en cas de vente d'une passoire thermique, un audit réalisé par un professionnel non certifié n'a pas valeur réglementaire. Le notaire le refusera et exigera un document conforme. Le propriétaire paie donc deux fois. Avant toute signature, vérifiez la qualification du professionnel sur l'annuaire officiel france-renov.gouv.fr.

Cas pratique : audit d'une maison classée F, du rapport aux aides MaPrimeRénov'

Prenons un cas concret : une maison individuelle de 110 m² construite en 1972, en zone H1 (climat continental), chauffée au fioul avec des radiateurs à eau anciens. Le propriétaire dispose d'un revenu fiscal de référence classé "modeste" selon le barème MaPrimeRénov' 2026. Son DPE actuel indique une classe F (380 kWh/m²/an en énergie primaire) et son objectif est d'atteindre la classe C, soit un gain d'au moins 55 %.

Le propriétaire commande un audit énergétique à un bureau d'études RGE. Coût : 850 €. Le rapport lui est remis trois semaines après la visite. Il contient deux scénarios principaux. Le premier (scénario performance) combine isolation des murs par l'extérieur, isolation des combles perdus, remplacement de la chaudière fioul par une PAC air-eau et installation d'une VMC double flux. Le second (scénario optimisation) se limite à l'isolation des combles, au changement de chaudière et à l'installation d'une VMC simple flux hygroréglable.

Le scénario performance promet un passage en classe C, mais représente un budget travaux de l'ordre de 45 000 à 55 000 €. Le scénario optimisation coûte environ 25 000 à 30 000 €, mais n'atteint que la classe D. C'est ici que l'audit joue son rôle décisif : sans ce document, le propriétaire ne saurait pas que seul le premier scénario le rend éligible aux taux majorés du Parcours accompagné.

Étape 1 : commander l'audit et choisir un professionnel RGE

Avant de commander, le propriétaire vérifie sur l'annuaire France Rénov' que le bureau d'études ou l'architecte dispose bien d'une qualification RGE en cours de validité. Il compare deux ou trois devis : les prix varient du simple au double selon les prestataires. Le devis doit mentionner explicitement la mention "audit énergétique réglementaire" et la durée de validité de 5 ans (source : France Rénov', 2026).

Il planifie la visite en période de chauffe si possible : l'auditeur pourra utiliser une caméra thermique pour détecter les ponts thermiques, ce qui enrichit la qualité du diagnostic. La visite dure une demi-journée.

Étape 2 : analyser les scénarios du rapport

Le rapport classe les scénarios par ordre de performance décroissante. Le propriétaire se concentre sur deux colonnes : le gain énergétique en pourcentage et le budget estimé global. Dans notre exemple, le scénario 1 affiche un gain de 62 %, largement suffisant pour viser l'étiquette C et déclencher les aides maximales.

Le scénario 2, moins ambitieux, permet un gain de 38 %. Intéressant budgétairement, il ne permet pas d'atteindre le seuil requis par MaPrimeRénov' Parcours accompagné (qui exige un saut d'au moins deux classes DPE). Le propriétaire comprend que son choix de scénario conditionne directement l'accès aux aides.

Étape 3 : simuler ses aides sur france-renov.gouv.fr

Armé de son rapport d'audit, le propriétaire se rend sur france-renov.gouv.fr/aides/simulation. Il renseigne sa situation fiscale, le type de travaux envisagés (ceux du scénario 1) et son étiquette de départ (F). Le simulateur, alimenté par les barèmes officiels 2026, calcule une estimation du montant d'aide MaPrimeRénov'.

Pour un ménage modeste visant un saut de F à C, la prise en charge peut atteindre un taux significatif du montant total des travaux. Cette simulation, couplée au rapport d'audit, permet au propriétaire de se projeter avec des données fiables avant de solliciter son accompagnateur rénov' (MAR) et de lancer les consultations d'entreprises. Le rapport d'audit reste valable 5 ans : même si le projet prend du retard, le document conserve sa valeur administrative.

Enfin, pour vous aider à mieux visualiser les subventions auxquelles vous avez droit, une Ma Prime Rénov simulation est toujours recommandée.

Audit énergétique et MaPrimeRénov' : comment l'un conditionne l'autre

Le Parcours accompagné de MaPrimeRénov' repose intégralement sur le rapport d'audit énergétique. Ce document fixe trois paramètres déterminants pour l'aide : l'étiquette de départ (qui conditionne le taux de subvention), le programme de travaux éligible (qui définit l'assiette des dépenses) et le gain énergétique attendu (qui valide l'atteinte des seuils réglementaires).

Sans audit, pas de Parcours accompagné. Avec un audit mal calibré (scénarios sous-dimensionnés, gain inférieur au seuil), le dossier peut être rejeté. Le choix du professionnel qui réalise l'audit est donc stratégique : un auditeur expérimenté saura construire des scénarios compatibles avec les exigences de MaPrimeRénov'.

⚠️ Attention : un audit réalisé avant le 1er janvier 2026 n'intègre pas le nouveau coefficient de conversion de l'électricité. Pour un logement équipé d'un chauffage électrique performant ou d'une PAC, un audit post-1er janvier 2026 peut afficher une étiquette de départ plus favorable et donc modifier le calcul des aides. Mieux vaut, dans ce cas, programmer l'audit après cette date.

Le rôle du rapport d'audit dans le dossier MaPrimeRénov'

Le rapport d'audit constitue la pièce maîtresse du dossier déposé auprès de l'Anah (Agence nationale de l'habitat). Il doit être annexé intégralement, avec ses scénarios. L'Anah vérifie la cohérence entre le scénario retenu, les devis des entreprises et le gain énergétique annoncé.

Les documents à rassembler pour un dossier complet incluent : le rapport d'audit (valide, moins de 5 ans), le formulaire de demande MaPrimeRénov', les devis des entreprises RGE retenues, un RIB, l'avis d'imposition, et la désignation du MAR. Tout écart entre le périmètre des travaux décrits dans l'audit et celui des devis peut entraîner un rejet ou une minoration de l'aide.

Mon accompagnateur rénov' (MAR) : un allié pour monter le dossier

Depuis le 1er janvier 2024, le recours à un Mon Accompagnateur Rénov' (MAR) est obligatoire pour le Parcours accompagné de MaPrimeRénov'. Ce professionnel agréé aide le propriétaire à analyser le rapport d'audit, à sélectionner les entreprises, à vérifier la conformité des devis et à constituer le dossier administratif.

Le MAR n'est pas l'auditeur (ce sont deux rôles distincts) mais il s'appuie sur l'audit pour guider le propriétaire. Son intervention est finançable dans le cadre du Parcours accompagné, sous conditions de ressources. Pour en savoir plus sur son rôle exact et son coût, consultez notre guide dédié au MAR.

Audit énergétique appartement et copropriété : spécificités à connaître

En copropriété, la logique de l'audit énergétique diffère sensiblement de celle de la maison individuelle. Deux documents coexistent : l'audit individuel (commandé par un copropriétaire pour son seul lot) et l'audit collectif ou Diagnostic Technique Global (DTG), voté en assemblée générale et portant sur l'ensemble de l'immeuble.

L'audit collectif présente un avantage décisif : il mutualise le coût entre tous les copropriétaires et fournit une base commune pour voter des travaux sur les parties communes (isolation des façades, toiture, remplacement de la chaufferie collective). Un audit individuel reste pertinent pour les travaux privatifs (menuiseries, ventilation, émetteurs de chaleur).

Au 1er janvier 2026, le DPE devient obligatoire pour les copropriétés d'au maximum 50 lots (source : ministère de l'Écologie). Cette obligation pousse de nombreux syndics à engager une démarche d'audit global plutôt qu'un simple DPE collectif, afin d'anticiper les obligations de rénovation énergétique à venir.

Audit collectif en copropriété : qui décide et qui paie ?

La décision de réaliser un audit collectif (ou DTG) se vote en assemblée générale à la majorité simple (article 24 de la loi du 10 juillet 1965). Le syndic inscrit la résolution à l'ordre du jour, sur son initiative ou à la demande d'un ou plusieurs copropriétaires. Le coût est réparti selon les tantièmes de charges générales.

Une fois l'audit collectif réalisé, chaque copropriétaire peut utiliser ses conclusions pour constituer un dossier MaPrimeRénov' individuel, à condition que le syndicat ait voté et engagé les travaux sur les parties communes correspondantes. Cette articulation entre vote collectif et aides individuelles constitue le principal point de complexité administrative en copropriété.

Appartement en monopropriété : audit individuel possible

Un propriétaire d'appartement dans un immeuble non soumis au statut de copropriété (monopropriété verticale) peut commander un audit individuel, exactement comme pour une maison. Le professionnel examine l'enveloppe du logement, les systèmes de chauffage et d'ECS, et produit des scénarios de travaux.

Dans ce cas, les travaux sur l'enveloppe extérieure (isolation des murs) nécessitent une autorisation d'urbanisme et, si l'immeuble comporte plusieurs logements, l'accord des autres occupants. L'auditeur le mentionne dans son rapport, ce qui évite au propriétaire de découvrir ces contraintes au moment de lancer les travaux.

Fiche pratique

Coût estiméDe l'ordre de 600 à 1 200 € (maison individuelle) ; 400 à 800 € (appartement) : variable selon surface et région
Durée de validité5 ans (source : France Rénov', 2026)
Qui le réaliseProfessionnel RGE, architecte référencé ou diagnostiqueur certifié
Prérequis administratifIndispensable pour MaPrimeRénov' Parcours accompagné et pour la vente d'une passoire thermique (F ou G)
Difficulté pour le propriétaireFaible : le professionnel gère l'intégralité de la démarche, de la visite au rapport
À ne pas confondre avecLe DPE (étiquette simple, pas de scénarios travaux) ; un devis de travaux (l'audit est en amont)

Sources

Ce guide a une portée pédagogique. Toute intervention technique (électricité, gaz, structure) doit être confiée à un professionnel certifié ou RGE.

Questions courantes

Est-il obligatoire de faire un audit énergétique ?

L'audit énergétique est obligatoire dans deux cas : la vente d'un logement classé F ou G en monopropriété (depuis le 1ᵉʳ avril 2023 pour les F/G, étendu progressivement aux E et D selon le calendrier climat-résilience) et pour bénéficier du Parcours accompagné de MaPrimeRénov' (rénovation d'ampleur, source France Rénov', 2026).

Quel est le coût d'un audit énergétique ?

Le prix d'un audit énergétique varie selon la surface, le type de logement et la région. Pour une maison individuelle, il faut généralement compter de l'ordre de 600 à 1 200 €. Un appartement en copropriété se situe plutôt dans une fourchette de 400 à 800 €. MaPrimeRénov' Parcours accompagné peut couvrir une partie de ce coût sous conditions de ressources.

Quand est-ce que l'audit énergétique sera obligatoire en 2026 ?

Au 1ᵉʳ janvier 2025, l'obligation d'audit pour la vente s'étend aux logements classés E (sous réserve de modification réglementaire). Pour les logements classés D, l'échéance est fixée au 1ᵉʳ janvier 2034 selon les textes en vigueur. Par ailleurs, le DPE devient obligatoire pour les copropriétés d'au maximum 50 lots au 1ᵉʳ janvier 2026 (source : ministère de l'Écologie).

Comment se déroule un audit énergétique ?

L'audit se déroule en cinq étapes : un échange préliminaire sur les besoins du propriétaire, une visite sur site avec relevés détaillés (bâti, isolation, chauffage, ventilation, ECS), une analyse thermique et modélisation du logement, la rédaction du rapport avec 2 à 5 scénarios de travaux chiffrés, puis une restitution orale au propriétaire. Il est réalisé par un professionnel RGE, un architecte référencé ou un diagnostiqueur certifié (source : France Rénov', 2026).