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Rénovation énergétique logement 2026 : travaux, aides
Rénovation énergétique

Rénovation énergétique de votre logement : le guide complet 2026

Rénovation énergétique logement 2026 : travaux éligibles, aides MaPrimeRénov', CEE, éco-PTZ et ordre des chantiers. Tout ce qu'il faut savoir avant de démarrer.

Adrien GuerinAdrien Guerin 17 min de lecture
Rénovation énergétique : quelles aides pour rénover son logement ? - La Quotidienne

La rénovation énergétique d'un logement combine isolation thermique, changement de système de chauffage, remplacement des parois vitrées et installation d'une ventilation performante. En 2026, les aides publiques (MaPrimeRénov', CEE, éco-PTZ) financent jusqu'à 80 % du montant des travaux pour les ménages très modestes engagés dans une rénovation d'ampleur, avec un plafond de 30 000 € pour un saut de 2 classes DPE (velux.fr, 2026).

La rénovation énergétique d'un logement ne se résume pas à changer de chaudière. Elle combine isolation, ventilation, chauffage et parois vitrées dans un ordre précis : l'enveloppe avant les équipements. En 2026, les aides publiques financent jusqu'à 80 % du montant des travaux pour les ménages très modestes engagés dans une rénovation d'ampleur (Leroy Merlin, 2026). Encore faut-il respecter le séquençage recommandé par l'ADEME pour éviter le surdimensionnement d'une pompe à chaleur posée dans un logement mal isolé : l'erreur que commettent chaque année des milliers de propriétaires. Ce guide détaille les travaux éligibles, les aides cumulables et les étapes clés pour mener votre projet sans gaspillage.

Ce qu'il faut retenir

  • La rénovation d'ampleur est subventionnée jusqu'à 80 % pour les ménages très modestes, avec un plafond de 30 000 € pour un saut de 2 classes DPE en 2026.
  • L'ordre des travaux est décisif : isoler l'enveloppe avant de changer le chauffage évite le surdimensionnement et maximise le gain DPE.
  • Un artisan RGE est obligatoire pour bénéficier de MaPrimeRénov', des CEE et de la TVA à 5,5 %.
  • L'éco-PTZ (jusqu'à 50 000 € sans intérêts) et le prêt Action Logement (10 000 € à 1,5 %) complètent le plan de financement.
  • Le simulateur France Rénov' et MonAccompagnateurRénov' sont les deux outils gratuits à mobiliser avant tout devis.

Ce que recouvre vraiment la rénovation énergétique d'un logement

La rénovation énergétique désigne l'ensemble des opérations visant à réduire la consommation d'énergie d'un bâtiment tout en améliorant le confort thermique de ses occupants. Elle se décline en deux parcours distincts : le geste unique et la rénovation d'ampleur.

Le cadre réglementaire 2026 est structuré par la loi Climat et Résilience du 22 août 2021, qui interdit la location des logements classés G depuis le 1er janvier 2025 (velux.fr, 2026). Les classes F et E suivront aux échéances 2028 et 2034. Parallèlement, le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) a vu son coefficient de conversion de l'électricité ramené de 2,3 à 1,9 au 1er janvier 2026 (velux.fr, mars 2026). Cette modification améliore mécaniquement le classement des logements chauffés à l'électricité, sans aucun travaux.

L'ADEME rappelle que 91 900 logements ont engagé des rénovations d'ampleur aidées par l'Anah en 2024, en hausse de 28 % sur un an, pour un total de 2,4 milliards d'euros de subventions (statistiques.developpement-durable.gouv.fr, juillet 2026). Une dynamique qui confirme l'importance de bien comprendre les rouages du dispositif avant de se lancer.

Geste unique ou rénovation d'ampleur : quelle différence ?

Le geste unique consiste à financer un seul poste de travaux : l'isolation des combles, le remplacement d'une chaudière ou l'installation d'une VMC. Il ouvre droit à MaPrimeRénov' forfaitaire, comprise entre 3 000 € et 5 000 € selon le type de travaux et le profil fiscal du ménage (leroymerlin.fr, 2024).

La rénovation d'ampleur, elle, impose de traiter au moins deux postes de travaux parmi l'isolation, le chauffage, la ventilation et les parois vitrées, avec un objectif chiffré : un saut d'au moins 2 classes au DPE. Le plafond d'aide MaPrimeRénov' Ampleur est fixé à 30 000 € pour un saut de 2 classes, et porté à 40 000 € pour un saut de 3 classes ou plus (velux.fr, 2026). Ce parcours exige le recours à MonAccompagnateurRénov' (MAR) et un audit énergétique préalable.

Les postes de travaux reconnus : isolation, chauffage, ventilation, parois vitrées

Quatre postes de travaux sont reconnus par la réglementation et éligibles aux aides publiques en 2026. L'isolation thermique couvre les murs (par l'intérieur ou l'extérieur), les combles (perdus ou aménagés) et les planchers bas. Le système de chauffage et la production d'eau chaude sanitaire incluent les pompes à chaleur, les chaudières biomasse, les systèmes solaires combinés et les raccordements à un réseau de chaleur : les chaudières gaz étant exclues de MaPrimeRénov' depuis 2024. Le remplacement des parois vitrées concerne les fenêtres, portes-fenêtres et baies vitrées. La ventilation regroupe l'installation ou la rénovation d'une VMC simple flux hygroréglable ou double flux.

Ces postes sont cumulables dans le cadre d'une rénovation d'ampleur. Leur efficacité dépend toutefois de l'ordre dans lequel ils sont réalisés : un point déterminant, souvent négligé.

Quels travaux de rénovation énergétique réaliser en 2026 ?

La nature des travaux à engager dépend du diagnostic initial. Un DPE médiocre sur une maison ancienne pointe généralement deux ou trois faiblesses structurelles : déperditions par la toiture (25 à 30 % des pertes de chaleur), murs non isolés (20 à 25 %) et menuiseries vétustes (10 à 15 %). L'audit énergétique, obligatoire pour le parcours Ampleur, hiérarchise ces actions.

Une liste complète des travaux de rénovation énergétique éligibles est disponible dans notre article dédié. Voici les quatre catégories à connaître avant d'ouvrir un dossier MaPrimeRénov'.

L'isolation : murs, combles, planchers

L'isolation des combles perdus reste le geste le plus rentable : elle coûte 20 à 50 €/m² selon la technique (soufflage de laine minérale ou végétale) pour un retour sur investissement rapide. L'isolation des murs par l'extérieur (ITE) est plus onéreuse : 100 à 200 €/m² : mais elle supprime les ponts thermiques et préserve la surface habitable. L'isolation des planchers bas (sur vide sanitaire ou cave) complète l'enveloppe.

  • Combles perdus : soufflage de ouate de cellulose ou laine de verre, 20 à 50 €/m² (ADEME, 2024)
  • Murs extérieurs (ITE) : bardage + isolant, 100 à 200 €/m², gain thermique maximal
  • Planchers bas : isolation en sous-face ou sur terre-plein, 30 à 60 €/m²

Le chauffage et la production d'eau chaude sanitaire

Depuis l'exclusion des chaudières gaz de MaPrimeRénov' en 2024, les solutions éligibles se concentrent sur les pompes à chaleur (air-eau, géothermiques), les chaudières biomasse (granulés, bûches) et le solaire thermique pour l'eau chaude sanitaire. La pompe à chaleur air-eau, dont le prix posé oscille entre 12 000 et 16 000 €, domine le marché. Son coefficient de performance (COP) dépend directement de la température extérieure et de la qualité de l'isolation du logement.

La production d'eau chaude sanitaire peut être couplée au chauffage (ballon thermodynamique) ou assurée par un chauffe-eau solaire individuel. Ces équipements bénéficient des CEE et de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils sont installés par un professionnel RGE.

La ventilation et les parois vitrées

La ventilation mécanique contrôlée (VMC) est le parent pauvre des projets de rénovation, alors qu'elle conditionne à la fois la qualité de l'air intérieur et la performance thermique. Une VMC simple flux hygroréglable (type B) coûte 400 à 800 € posée ; une VMC double flux avec récupération de chaleur monte à 3 000-6 000 €.

Les parois vitrées (fenêtres, baies, portes-fenêtres) représentent le troisième poste de déperdition. Le remplacement de simples vitrages par du double vitrage à isolation renforcée (Uw ≤ 1,3 W/m².K) coûte 400 à 800 € par fenêtre posée, selon les dimensions et la nature du matériau (PVC, bois, aluminium). Ce poste est directement éligible à MaPrimeRénov', aux CEE et à la TVA réduite.

Dans quel ordre réaliser les travaux pour maximiser les économies ?

La logique de séquençage promue par l'ADEME répond à un principe simple : isoler avant de chauffer. Commencer par l'enveloppe (combles, murs, planchers, fenêtres) réduit les besoins thermiques du logement. Le système de chauffage peut alors être dimensionné sur une puissance moindre, ce qui diminue son coût d'achat et sa consommation annuelle.

Dans les faits, beaucoup de propriétaires pressés par une panne de chaudière en hiver installent d'abord un nouvel équipement, puis envisagent l'isolation l'année suivante. Ce réflexe a un coût caché : une pompe à chaleur dimensionnée pour une maison non isolée se retrouve surpuissante une fois les travaux d'isolation réalisés, entraînant un cyclage excessif qui use prématurément le compresseur et dégrade le confort thermique. Le gain au DPE est également moindre que si les travaux avaient été menés dans l'ordre inverse, ce qui peut compromettre l'atteinte du saut de classe exigé par MaPrimeRénov' Ampleur.

Pour approfondir le sujet des obligations de rénovation énergétique en 2026, consultez notre analyse du calendrier réglementaire.

Pourquoi commencer par l'enveloppe du bâtiment

L'enveloppe du bâtiment (toiture, murs, planchers, menuiseries) détermine les besoins thermiques. Une fois ces besoins réduits au minimum techniquement et économiquement viable, le système de chauffage peut être choisi sur une base objective : puissance nominale adaptée, émetteurs de chaleur dimensionnés correctement, régulation optimisée.

Ce principe dit de «sobriété avant efficacité» s'applique aussi à la ventilation. Isoler sans ventiler expose le logement à des pathologies d'humidité (condensation, moisissures) que la réglementation encadre via les exigences de renouvellement d'air de l'arrêté du 24 mars 1982 modifié.

L'erreur courante : poser un équipement de chauffage avant d'isoler

⚠️ Attention : poser une pompe à chaleur dans une maison classée F ou G sans avoir isolé au préalable conduit presque toujours à un surdimensionnement. Exemple concret : une PAC de 16 kW installée pour compenser les déperditions d'une maison de 120 m² peu isolée. Après isolation complète, les besoins réels tombent à 8 kW, mais la PAC déjà posée ne module pas assez bas, alterne marches/arrêts fréquents et voit sa durée de vie réduite.

La conséquence financière est double : surcoût à l'achat (une PAC 16 kW coûte plus cher qu'un modèle 8 kW) et consommation électrique supérieure aux prévisions. Pire, le DPE post-travaux risque de ne pas atteindre le saut de classe espéré, car le calcul DPE intègre la qualité de l'enveloppe comme un facteur prépondérant depuis la réforme de 2021.

Aides à la rénovation énergétique en 2026 : MaPrimeRénov', CEE et éco-PTZ

Le financement de la rénovation énergétique repose en 2026 sur plusieurs dispositifs publics cumulables, à condition d'en maîtriser l'articulation. MaPrimeRénov' constitue le socle, complétée par les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE), l'éco-PTZ, la TVA à 5,5 % et les prêts d'Action Logement.

Le cumul est encadré : le montant total des aides ne peut dépasser le coût réel des travaux. Un devis de rénovation énergétique détaillé par un artisan RGE permet de vérifier cette règle avant de déposer les demandes.

📌 Important : tous ces dispositifs exigent le recours à un professionnel Reconnu Garant de l'Environnement (RGE). Sans qualification RGE valide, l'ensemble des aides publiques est perdu.

MaPrimeRénov' : plafonds et taux de prise en charge 2026

MaPrimeRénov' se divise en deux parcours : le geste unique (aide forfaitaire par type de travaux) et la rénovation d'ampleur (aide proportionnelle au gain énergétique).

  • MaPrimeRénov' geste unique : aide forfaitaire comprise entre 3 000 € et 5 000 € selon le type de travaux et le profil de revenus (leroymerlin.fr, 2024)
  • MaPrimeRénov' Ampleur : prise en charge jusqu'à 80 % du montant des travaux pour les ménages très modestes (Leroy Merlin, 2026)
  • Plafond Ampleur : 30 000 € pour un saut de 2 classes DPE, 40 000 € pour un saut de 3 classes ou plus (velux.fr, 2026)

Les profils de revenus (très modestes, modestes, intermédiaires, aisés) déterminent le taux de prise en charge. Les plafonds de ressources sont actualisés chaque année par l'Anah.

CEE, éco-PTZ et autres dispositifs complémentaires

Les CEE (Certificats d'Économies d'Énergie) sont versés par les fournisseurs d'énergie (EDF, Engie, TotalEnergies…) sous forme de primes, de bons d'achat ou de remises. Leur montant varie selon le type de travaux, la zone climatique et le profil de revenus. Ils se cumulent avec MaPrimeRénov' sans restriction de plafond.

L'éco-PTZ permet d'emprunter jusqu'à 50 000 € sans intérêts, remboursables sur 15 ans (velux.fr, mars 2026). Ouvert à tous les propriétaires occupants sans condition de ressources, il finance les travaux éligibles à MaPrimeRénov'.

Le prêt Action Logement complète le dispositif : jusqu'à 10 000 € à 1,5 %, remboursables sur 10 ans (velux.fr, avril 2026). Réservé aux salariés du secteur privé, il peut financer le reste à charge après déduction des autres aides.

La TVA à 5,5 % s'applique à l'ensemble des travaux éligibles réalisés par un artisan RGE (velux.fr, 2026). Pour connaître le rôle et coût de l'accompagnateur rénov', pièce maîtresse du parcours Ampleur, notre article dédié détaille les modalités.

Cas pratique : rénover une maison classée F avec 30 000 € d'aides

Prenons un cas concret : une maison individuelle de 100 m² construite avant 1975, située en zone climatique H1, classée F au DPE. Le propriétaire, un couple avec deux enfants aux revenus intermédiaires (tranche « modeste » MaPrimeRénov'), souhaite atteindre la classe D pour sécuriser la valeur du bien avant une éventuelle revente.

Ce scénario illustre un parcours typique. Les chiffres qui suivent sont donnés à titre indicatif : ils dépendent de la configuration exacte du logement, des devis obtenus et du barème fiscal en vigueur au moment du dépôt du dossier.

Profil et objectif DPE du scénario

  • Profil : propriétaire occupant, revenus modestes (plafond MaPrimeRénov' intermédiaire ou modeste)
  • Logement : maison 100 m², classe F, construite avant 1975, zone H1
  • Objectif : atteindre la classe D (saut de 2 classes)
  • Diagnostic initial : combles peu isolés (R ≈ 1 m².K/W), fenêtres simple vitrage, chaudière fioul ancienne

Travaux retenus et aides mobilisables

Les travaux retenus après audit énergétique ciblent les trois postes de déperdition principaux :

  • Isolation des combles perdus par soufflage de ouate de cellulose (30 cm, R = 7,5 m².K/W) : 3 500 €
  • Remplacement de 8 fenêtres simple vitrage par du double vitrage PVC (Uw = 1,3 W/m².K) : 9 600 €
  • Pompe à chaleur air-eau en remplacement de la chaudière fioul : 13 500 €

Coût total des travaux : 26 600 € TTC (avec TVA à 5,5 %).

Les aides mobilisables : MaPrimeRénov' Ampleur (jusqu'à 80 % de prise en charge pour les ménages très modestes ; taux réduit pour la tranche modeste), CEE (environ 2 000 € cumulés sur les trois postes), TVA à 5,5 % déjà intégrée au chiffrage. Le plafond MaPrimeRénov' Ampleur est de 30 000 € pour un saut de 2 classes (velux.fr, 2026).

Reste à charge et financement complémentaire

Dans l'hypothèse d'une prise en charge MaPrimeRénov' Ampleur à 60 % (profil modeste), l'aide s'élève à 15 960 €. Ajoutés aux 2 000 € de CEE, le total des subventions atteint 17 960 €. Le reste à charge s'établit à 8 640 €.

Ce montant peut être intégralement couvert par l'éco-PTZ, qui propose jusqu'à 50 000 € sans intérêts (velux.fr, mars 2026), ou par le prêt Action Logement (10 000 € à 1,5 % sur 10 ans) si le propriétaire est salarié du privé. Dans les deux cas, la mensualité reste inférieure à l'économie d'énergie générée par le passage d'une chaudière fioul à une pompe à chaleur dans un logement désormais correctement isolé.

💡 À noter : MonAccompagnateurRénov' est obligatoire pour ce parcours. Son intervention, facturée entre 1 200 et 2 500 € selon la complexité du projet, est partiellement prise en charge par l'Anah pour les ménages modestes.

DPE, audit énergétique et artisans RGE : les prérequis à ne pas négliger

Le DPE constitue la porte d'entrée du parcours de rénovation. Il classe le logement de A à G et, depuis la réforme de 2021, il est opposable juridiquement : un DPE erroné peut engager la responsabilité du diagnostiqueur. La modification du coefficient de conversion de l'électricité, passé de 2,3 à 1,9 au 1er janvier 2026, améliore automatiquement le classement des logements chauffés à l'électricité sans aucun travaux (velux.fr, mars 2026). Cette mesure profite mécaniquement aux logements équipés de radiateurs électriques, mais ne remplace pas une rénovation pour les passoires thermiques classées F ou G.

Quant à l'audit énergétique, il devient obligatoire dès qu'un propriétaire engage une rénovation d'ampleur avec MaPrimeRénov'. Réalisé par un bureau d'études ou un diagnostiqueur indépendant de l'entreprise qui réalisera les travaux, il propose deux à trois scénarios chiffrés de rénovation avec estimation des gains énergétiques et du temps de retour sur investissement.

Pour comprendre le détail des obligations de rénovation énergétique en 2026, notamment l'interdiction de location des logements G depuis janvier 2025, notre article fait le point sur le calendrier réglementaire.

Audit énergétique : obligatoire pour la rénovation d'ampleur

L'audit énergétique est exigé pour le parcours MaPrimeRénov' Ampleur. Il doit être réalisé avant le dépôt du dossier de demande d'aide et ses conclusions conditionnent l'éligibilité des travaux. Concrètement, l'auditeur visite le logement, modélise son comportement thermique et simule plusieurs bouquets de travaux.

Le coût d'un audit énergétique varie de 800 à 1 500 € selon la surface et la complexité du bâti. Une partie de ce coût peut être prise en charge par MaPrimeRénov' ou les CEE. L'audit permet aussi d'éviter l'écueil décrit plus haut : investir dans une pompe à chaleur sans avoir isolé préalablement.

L'artisan RGE : condition sine qua non des aides

Le label RGE (Reconnu Garant de l'Environnement) conditionne l'accès à MaPrimeRénov', aux CEE et à la TVA à 5,5 %. Les qualifications RGE couvrent différents domaines : Qualibat pour le gros œuvre et l'isolation, QualiPac pour les pompes à chaleur, Qualibois pour les chaudières biomasse, RGE Études pour les audits énergétiques.

⚠️ Attention : un artisan non RGE au moment de la signature du devis rend l'ensemble des travaux inéligible aux aides, même si les autres conditions sont remplies. Vérifiez la validité de la qualification sur le site France Rénov' avant de signer quoi que ce soit.

Obtenir un devis de rénovation énergétique conforme aux exigences de l'Anah est une étape déterminante : le devis doit être daté, signé et postérieur au dépôt du dossier MaPrimeRénov' pour que les travaux soient éligibles.

Comment simuler et financer votre projet de rénovation énergétique ?

La simulation constitue la première étape concrète du projet. Le site France Rénov' (france-renov.gouv.fr) propose un simulateur gratuit qui estime, en quelques minutes, le montant des aides mobilisables selon le profil fiscal, la localisation du logement et la nature des travaux envisagés.

Ce simulateur ne remplace pas un devis, mais il donne un ordre de grandeur fiable avant de contacter des artisans. Pour une maison de 100 m² classée F, le simulateur peut indiquer une fourchette d'aides comprises entre 10 000 et 25 000 € selon les travaux retenus et les revenus du foyer. Un devis de rénovation énergétique détaillé par un professionnel RGE permet ensuite d'affiner ce chiffrage.

Pour les propriétaires bailleurs, des dispositifs spécifiques existent. Notre guide sur les aides disponibles pour rénover un logement locatif détaille les conditions d'éligibilité et les montants mobilisables en 2026.

Utiliser le simulateur France Rénov' avant tout devis

Le simulateur France Rénov' est l'outil de référence, gratuit et sans engagement. Il suffit de renseigner :

  1. La nature du projet (geste unique ou rénovation d'ampleur)
  2. Le type de logement et sa localisation
  3. Les revenus fiscaux de référence du foyer
  4. Les travaux envisagés (type, surface, caractéristiques techniques)

Le résultat affiche une estimation des aides MaPrimeRénov', CEE et autres dispositifs cumulables. Ce premier cadrage permet de vérifier la viabilité économique du projet avant d'engager des frais d'audit ou de devis.

Le parcours accompagné : MonAccompagnateurRénov' (MAR)

MonAccompagnateurRénov' (MAR) est obligatoire pour toute rénovation d'ampleur bénéficiant de MaPrimeRénov'. Cet intervenant, agréé par l'Anah, assure trois missions : vérifier la faisabilité technique du projet, valider le plan de financement, et suivre la qualité des travaux.

Le recours au MAR est financé partiellement : l'Anah prend en charge une partie du coût pour les ménages modestes et très modestes. Pour en savoir plus sur le rôle et coût de l'accompagnateur rénov', notre article dédié détaille les modalités de financement et la procédure de désignation.

Fiche pratique

Budget estiméDe 5 000 € (geste unique) à 50 000 € et plus (rénovation globale). Aides couvrant jusqu'à 80 % pour les ménages très modestes en rénovation d'ampleur (Leroy Merlin, 2026).
Temps d'installation3 à 5 jours pour une isolation des combles, 1 à 2 semaines pour le remplacement des fenêtres, 2 à 4 semaines pour une rénovation d'ampleur complète.
DifficultéAvancée : la coordination des artisans, le montage financier et le suivi administratif justifient le recours à MonAccompagnateurRénov'.
PrérequisDPE de moins de 10 ans, audit énergétique pour une rénovation d'ampleur, artisans RGE obligatoires, dossier MaPrimeRénov' déposé avant signature des devis.
Dispositifs cumulablesMaPrimeRénov' (parcours Ampleur ou geste unique), CEE, éco-PTZ (jusqu'à 50 000 €), TVA à 5,5 %, prêt Action Logement (jusqu'à 10 000 € à 1,5 %).

Sources

Ce guide a une portée pédagogique. Toute intervention technique (électricité, gaz, structure) doit être confiée à un professionnel certifié ou RGE.

Questions courantes

Qu'est-ce qui rentre dans la rénovation énergétique ?

La rénovation énergétique regroupe tous les travaux visant à réduire la consommation d'énergie d'un logement : isolation thermique (murs, combles, planchers), remplacement du système de chauffage et de production d'eau chaude sanitaire, changement des parois vitrées (fenêtres, baies) et installation d'une ventilation performante (VMC). Ces quatre postes peuvent être traités séparément (geste unique) ou combinés dans une rénovation d'ampleur.

Quels travaux pour passer de F à E ?

Pour passer d'une classe F à E, l'isolation des combles perdus est souvent le geste le plus rentable : elle coûte entre 20 et 50 €/m² (ADEME, 2024) et peut suffire si les déperditions par la toiture sont le point noir du logement. Si le DPE pointe aussi les murs ou les fenêtres, un bouquet de travaux (isolation + parois vitrées) sera nécessaire. Un audit énergétique permet d'identifier précisément les actions prioritaires avant d'engager des devis.

Est-il obligatoire de refaire un DPE après travaux ?

La loi n'impose pas de refaire un DPE après chaque chantier, mais c'est indispensable pour bénéficier de MaPrimeRénov' Ampleur : le saut de classes énergétiques est calculé entre le DPE initial et le DPE post-travaux. Sans ce second DPE, impossible de justifier l'atteinte de l'objectif contractuel et de percevoir le solde des aides. Le DPE post-travaux est aussi un atout en cas de mise en vente ou location du bien.

Quels travaux avec 30.000 euros ?

Avec 30 000 € de budget travaux, une rénovation ciblée est possible dans une maison ancienne : isolation des combles (3 000 à 5 000 €), remplacement des fenêtres simple vitrage par du double vitrage (8 000 à 12 000 € pour une maison), et installation d'une pompe à chaleur air-eau (12 000 à 15 000 €). En mobilisant MaPrimeRénov' Ampleur (jusqu'à 30 000 € d'aides pour un saut de 2 classes) et l'éco-PTZ, le reste à charge peut être sensiblement réduit, selon le profil fiscal du ménage.