
Rénovation énergétique des logements : le guide complet 2026
Rénovation énergétique des logements : travaux éligibles, aides 2026 (MaPrimeRénov', CEE, éco-PTZ), obligations DPE et erreurs à éviter. Guide complet mis

La rénovation énergétique des logements regroupe tous les travaux (isolation, chauffage, ventilation) visant à réduire la consommation d'énergie et l'empreinte carbone. Elle répond à des enjeux écologiques, économiques et de confort, et est soutenue par des aides de l'État comme MaPrimeRénov' 2026, conditionnées à l'intervention d'un artisan RGE.
La rénovation énergétique des logements consiste à réaliser un ensemble de travaux visant à améliorer leur performance pour réduire la consommation d'énergie et les émissions de gaz à effet de serre. Portée par des enjeux écologiques, économiques et de confort, elle est soutenue par de nombreuses aides de l'État comme MaPrimeRénov'. Cette démarche s'articule autour d'un parcours précis, de l'audit initial au choix d'un artisan qualifié. En 2024, 91 900 logements ont déjà engagé des rénovations d'ampleur avec le soutien de l'Anah (statistiques.developpement-durable.gouv.fr, juil. 2026).
Comprendre les étapes d'une rénovation énergétique logement vous aidera à mieux planifier vos travaux.
Si vous vous demandez par où commencer la rénovation de votre maison, sachez que cette démarche s'articule autour d'un parcours précis.
Qu'est-ce que la rénovation énergétique des logements ?
La rénovation énergétique des logements désigne l'ensemble des opérations visant à optimiser la performance énergétique d'un bâtiment existant. L'objectif est double : diminuer sa consommation d'énergie, principalement pour le chauffage et l'eau chaude, et réduire son impact environnemental en limitant les émissions de gaz à effet de serre. Cet enjeu est majeur, car le secteur du bâtiment représente 27 % des émissions de CO2 et près de 45 % de la consommation d'énergie finale en France (ecologie.gouv.fr, jan. 2024).
Au-delà de l'aspect climatique, la rénovation répond à un impératif social et économique. Près de 5 millions de logements sont considérés comme des passoires énergétiques (classés F ou G au DPE) et 3,8 millions de ménages rencontrent des difficultés pour payer leurs factures de chauffage (ecologie.gouv.fr, jan. 2024). Améliorer l'habitat permet donc d'agir directement sur le pouvoir d'achat des Français et d'améliorer leur confort de vie au quotidien, en luttant contre le froid, l'humidité et les courants d'air.
Les travaux qui entrent dans la rénovation énergétique
Les travaux de rénovation énergétique couvrent plusieurs postes clés qui doivent être traités de manière cohérente. Ils ne se limitent pas à un seul geste, mais forment un bouquet d'actions complémentaires pour une efficacité maximale.
- Isolation thermique : C'est le pilier de toute rénovation. Elle concerne l'enveloppe du bâtiment : toiture (combles perdus ou rampants), murs (par l'intérieur ou l'extérieur), planchers bas et remplacement des parois vitrées (fenêtres, portes-fenêtres).
- Système de chauffage : Il s'agit de remplacer les anciennes chaudières (fioul, gaz) par des équipements plus performants et utilisant des énergies renouvelables, comme les pompes à chaleur (air-eau, géothermiques), les chaudières biomasse ou les systèmes solaires combinés.
- Production d'eau chaude sanitaire (ECS) : Le remplacement d'un vieux cumulus électrique par un chauffe-eau thermodynamique ou solaire individuel génère des économies significatives.
- Ventilation : Souvent oubliée, elle est pourtant essentielle pour assurer un air sain et évacuer l'humidité, surtout après des travaux d'isolation qui rendent le logement plus étanche. L'installation d'une VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée) simple ou double flux est une étape clé.
Consultez la liste complète des travaux de rénovation énergétique éligibles pour plus de détails.
Rénovation d'ampleur vs geste isolé : quelle différence ?
Il est fondamental de distinguer deux approches. Le "geste isolé" consiste à réaliser un seul type de travaux, comme changer ses fenêtres ou isoler ses combles. Cette approche peut apporter un gain de confort mais son impact sur la facture énergétique reste souvent limité. Elle est éligible à certaines aides spécifiques, mais les montants sont généralement plus faibles.
À l'inverse, la "rénovation d'ampleur" (ou rénovation globale) vise un traitement complet du logement en combinant plusieurs postes de travaux (isolation, ventilation, chauffage) dans un même projet. L'objectif est d'atteindre un saut significatif de performance énergétique, validé par un audit initial et un DPE après travaux. C'est cette approche qui est fortement encouragée par les pouvoirs publics en 2026, notamment via le dispositif MaPrimeRénov' Ampleur, car elle seule garantit des économies d'énergie substantielles et durables. Le financement est alors beaucoup plus conséquent, pouvant couvrir une part importante du coût total du chantier.
Pour en savoir plus sur cette démarche, vous pouvez consulter notre guide sur la rénovation énergétique logement.
Dans quel ordre réaliser les travaux de rénovation énergétique ?
L'efficacité d'une rénovation énergétique dépend directement de l'ordre dans lequel les travaux sont effectués. Inverser les étapes conduit souvent à un surcoût et à une performance décevante. La logique est de traiter d'abord les déperditions de chaleur avant de dimensionner le nouvel équipement de chauffage. En 2024, l'Anah a soutenu 91 900 rénovations d'ampleur pour un montant de 2,4 milliards d'euros (statistiques.developpement-durable.gouv.fr, juil. 2026), des projets qui suivent majoritairement cette séquence logique.
Voir aussi notre article rénovation énergétique maison 2026 : travaux, aides.
Pour ceux qui cherchent par où commencer la rénovation d'une maison, l'ordre des travaux est primordial.
💡 À noter : L'erreur classique est d'installer une pompe à chaleur puissante et coûteuse dans une maison mal isolée. Non seulement le confort ne sera pas optimal, mais la consommation de l'équipement sera excessive. L'investissement est alors bien moins rentable. Il faut d'abord "garder la chaleur" avant de la "produire efficacement".
Étape 1 : l'audit énergétique et le DPE
Avant toute chose, il est indispensable de connaître le point de départ. Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) fournit une première étiquette (de A à G) mais reste une évaluation simplifiée. Pour un projet de rénovation d'ampleur, l'audit énergétique réglementaire est obligatoire. Réalisé par un professionnel qualifié, il est bien plus poussé :
- Il analyse en détail la structure du bâtiment, ses matériaux, ses équipements et ses points faibles (ponts thermiques).
- Il propose plusieurs scénarios de travaux chiffrés, en détaillant les gains énergétiques attendus pour chaque bouquet.
- Il précise les aides financières mobilisables pour chaque scénario.
Cet audit est la véritable feuille de route de votre projet. Il permet de prioriser les actions les plus rentables et de s'assurer que le projet atteindra les objectifs de performance requis pour débloquer les aides maximales, comme celles de MaPrimeRénov' Ampleur. Son coût, généralement entre 800 et 1 500 €, est d'ailleurs en partie finançable par les aides.
Étape 2 : isolation et ventilation en priorité
La première source de déperdition de chaleur dans une maison non rénovée est la toiture (environ 30 %), suivie des murs (20-25 %), des fenêtres (10-15 %) et des planchers bas (7-10 %). La priorité absolue est donc de renforcer l'enveloppe du bâtiment. Isoler les combles est souvent l'action la plus rapide et la plus rentable. Vient ensuite l'isolation des murs, par l'intérieur (ITI) ou par l'extérieur (ITE), cette dernière étant plus performante car elle traite mieux les ponts thermiques.
En parallèle, la ventilation doit être traitée. Une fois le logement rendu plus étanche par l'isolation, l'air intérieur ne se renouvelle plus correctement, ce qui peut entraîner des problèmes de condensation, de moisissures et une dégradation de la qualité de l'air. L'installation d'une VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée) est donc une étape indissociable des travaux d'isolation pour garantir un habitat sain.
Étape 3 : remplacement du système de chauffage
Ce n'est qu'une fois que le logement est correctement isolé et ventilé qu'il devient pertinent de changer le système de chauffage. Le besoin en puissance de chauffe ayant été drastiquement réduit, il est alors possible d'installer un équipement moins puissant, donc moins cher à l'achat et moins coûteux à l'usage.
Remplacer une vieille chaudière fioul ou gaz par une pompe à chaleur air-eau, une chaudière à granulés de bois ou un système solaire combiné dans une "passoire" thermique serait une aberration technique et financière. L'équipement fonctionnerait en surrégime constant, s'userait prématurément et sa consommation électrique serait très élevée. En agissant en dernier sur le chauffage, on s'assure de choisir un appareil parfaitement dimensionné aux nouveaux (et faibles) besoins du logement, maximisant ainsi les économies d'énergie sur le long terme. C'est la clé d'un projet de rénovation réussi. Pour un chiffrage précis, il est recommandé de demander un devis de rénovation énergétique à un professionnel.
L'essentiel
- La rénovation énergétique vise à réduire la consommation d'énergie des logements via des travaux d'isolation, de ventilation et de chauffage.
- L'ordre des travaux est crucial : d'abord l'isolation et la ventilation, ensuite le système de chauffage pour une efficacité maximale.
- MaPrimeRénov', les CEE et l'éco-PTZ sont les principales aides financières disponibles en 2026, sous conditions de ressources et de performance.
- Le recours à un artisan certifié RGE (Reconnu Garant de l'Environnement) est indispensable pour bénéficier de la plupart des aides publiques.
- La loi Climat et Résilience interdit progressivement la location des passoires énergétiques (classes G, F puis E) pour accélérer la rénovation du parc immobilier.
Quelles aides pour financer la rénovation énergétique en 2026 ?
En 2026, plusieurs dispositifs publics sont mobilisables pour réduire le coût des travaux. Leur attribution dépend des revenus du ménage, du type de logement et de l'ampleur de la rénovation envisagée. L'impact de ces aides est tel que la rénovation énergétique influence 50 % des décisions d'achat ou de location (étude Little Worker citée par velux.fr, mars 2026). La plupart des aides sont gérées par l'Agence nationale de l'habitat (Anah).
Les chiffres de 2024 montrent une forte dynamique : 43 % des logements rénovés avec le soutien de l'Anah l'ont été via MaPrimeRénov' Ampleur pour les ménages modestes, 42 % via MaPrimeRénov' Copropriété, 12 % via MPR Ampleur pour les ménages plus aisés et 3 % avec le dispositif Loc'Avantages pour les propriétaires bailleurs (Anah, 2024).
Pour les propriétaires bailleurs, des aides pour rénover un logement locatif sont spécifiquement disponibles.
📌 Important : Le guichet de dépôt des dossiers MaPrimeRénov' a connu une interruption début 2026 avant une réouverture annoncée le 23 février 2026 (ecologie.gouv.fr, févr. 2026). Il est crucial de toujours vérifier le statut du portail officiel avant d'engager des dépenses.
MaPrimeRénov' 2026 : fonctionnement et montants
MaPrimeRénov' est l'aide principale de l'État. Elle se décline en plusieurs volets en 2026 :
- MaPrimeRénov' (parcours accompagné) : C'est le dispositif phare pour les rénovations d'ampleur. Il finance un pourcentage significatif du coût des travaux (jusqu'à 90 % pour les ménages très modestes) pour les projets permettant un saut d'au moins deux classes énergétiques. Le recours à un "Mon Accompagnateur Rénov'" (MAR), un tiers de confiance agréé, est obligatoire pour en bénéficier.
- MaPrimeRénov' (parcours non accompagné) : Pour les logements déjà performants (classés de A à E), ce parcours permet de financer l'installation de systèmes de chauffage décarbonés (pompes à chaleur, chaudières biomasse) sans obligation de geste d'isolation.
- MaPrimeRénov' Copropriété : Destinée aux syndicats de copropriétaires, cette aide finance les travaux sur les parties communes (isolation par l'extérieur, étanchéité de la toiture, etc.) et peut être complétée par des aides individuelles pour les travaux en parties privatives.
Les montants et plafonds varient selon les revenus (quatre catégories de couleur : bleu, jaune, violet, rose) et la nature des travaux. La simulation se fait sur le site officiel France Rénov'.
CEE, éco-PTZ et autres coups de pouce financiers
Au-delà de MaPrimeRénov', d'autres aides peuvent être cumulées pour boucler un plan de financement.
- Les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) : Il s'agit d'une prime versée par les fournisseurs d'énergie (électricité, gaz, carburant) sous forme de chèque, de virement ou de déduction sur facture. Elle est cumulable avec MaPrimeRénov' et concerne une large gamme de travaux d'isolation et d'équipement.
- L'éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) : Ce prêt sans intérêt d'emprunt permet de financer le reste à charge des travaux. Son montant peut atteindre 50 000 € pour une rénovation d'ampleur, remboursable sur 20 ans. Il est accordé par les banques ayant signé une convention avec l'État.
- La TVA à taux réduit de 5,5 % : Ce taux s'applique directement sur la facture de l'artisan RGE pour la main-d'œuvre et les matériaux liés aux travaux d'amélioration de la performance énergétique.
- Les aides locales : De nombreuses régions, départements et communes proposent des subventions complémentaires. Il est recommandé de se renseigner auprès de son Espace Conseil France Rénov'.
Pour les propriétaires bailleurs, le dispositif Loc'Avantages propose des réductions fiscales en échange d'une location à un loyer maîtrisé et de travaux de rénovation, ce qui en fait une des aides pour rénover un logement locatif.
Aides spécifiques pour les copropriétés
La rénovation énergétique en copropriété est un enjeu complexe mais crucial, car elle concerne une part importante du parc de logements. Le dispositif MaPrimeRénov' Copropriété est spécifiquement conçu pour lever les freins financiers. Il s'adresse au syndicat de copropriétaires pour les travaux réalisés sur les parties communes.
L'aide se compose d'une subvention de base de 25 % du montant des travaux, plafonnée à un certain montant par logement. Des bonus peuvent s'y ajouter : un bonus "sortie de passoire énergétique" et un bonus "bâtiment basse consommation" (BBC). Une prime individuelle est également prévue pour les ménages modestes et très modestes résidant dans la copropriété. Pour être éligible, la copropriété doit être majoritairement composée de résidences principales et les travaux doivent garantir un gain énergétique d'au moins 35 %. Une assistance à maîtrise d'ouvrage (AMO) est obligatoire pour accompagner la copropriété dans son projet.
Rénovation énergétique obligatoire : ce que dit la loi en 2026
Depuis la loi Climat et Résilience de 2021, la rénovation énergétique n'est plus seulement une incitation, mais devient progressivement une obligation légale, en particulier pour les propriétaires bailleurs de logements considérés comme des "passoires énergétiques". L'objectif est d'accélérer l'éradication des logements les plus énergivores du parc locatif privé et de protéger les locataires de la précarité énergétique.
Pour approfondir ce sujet, n'hésitez pas à consulter notre article complet sur la rénovation énergétique obligatoire.
Ces obligations se traduisent par un calendrier strict d'interdiction de location et des exigences renforcées pour les copropriétés. Ne pas s'y conformer expose les propriétaires à des sanctions, comme l'impossibilité d'augmenter le loyer ou l'obligation pour le locataire d'exiger des travaux de mise en conformité. Consulter le calendrier détaillé des obligations de rénovation énergétique est indispensable pour tout propriétaire.
Interdiction de louer les passoires énergétiques : calendrier
La loi a fixé un agenda précis pour interdire la mise en location des logements dont le DPE est insuffisant. Le critère retenu est celui de la "décence énergétique". Un logement est considéré comme indécent s'il dépasse un certain seuil de consommation d'énergie finale.
- Depuis le 1er janvier 2025 : Les logements classés G+ (consommant plus de 450 kWh/m²/an) sont interdits à la location.
- À partir du 1er janvier 2028 : L'interdiction sera étendue à l'ensemble des logements classés F.
- À partir du 1er janvier 2034 : Ce sera au tour des logements classés E d'être exclus du marché locatif.
Cette interdiction s'applique aux nouveaux contrats de location et aux renouvellements de baux. Les propriétaires de ces logements doivent donc anticiper et réaliser les travaux nécessaires pour améliorer leur étiquette DPE avant ces échéances.
Obligations spécifiques aux copropriétés
La loi Climat et Résilience a également instauré de nouvelles obligations pour les immeubles en copropriété, afin de planifier et d'engager la rénovation des bâtiments collectifs.
- Le DPE collectif : Il est devenu obligatoire pour toutes les copropriétés dont le permis de construire a été déposé avant le 1er janvier 2013. Ce diagnostic à l'échelle de l'immeuble permet d'évaluer sa performance globale et d'identifier les travaux à prévoir.
- Le Plan Pluriannuel de Travaux (PPT) : Pour les copropriétés de plus de 15 ans, l'établissement d'un PPT est obligatoire. Basé sur le DPE collectif, ce plan liste les travaux nécessaires à la sauvegarde du bâtiment, à la réalisation d'économies d'énergie et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre sur une période de 10 ans. Il doit être présenté et voté en assemblée générale.
- Le fonds de travaux : L'obligation d'alimenter un fonds de travaux, provisionnant une somme annuelle pour financer le futur PPT, est également généralisée pour anticiper le financement des rénovations à venir.
Choisir un artisan RGE : la condition clé pour bénéficier des aides
L'obtention de la quasi-totalité des aides financières (MaPrimeRénov', CEE, éco-PTZ) est conditionnée au recours à un professionnel titulaire du label RGE (Reconnu Garant de l'Environnement). Ce label, délivré par des organismes de qualification comme Qualibat, Qualit'EnR ou Qualifelec, atteste des compétences et de la fiabilité d'une entreprise ou d'un artisan pour réaliser des travaux d'efficacité énergétique.
Pour garantir la réussite de votre projet, il est essentiel de choisir un artisan rénovation énergétique RGE certifié.
Il est donc essentiel de choisir un artisan rénovation énergétique RGE pour garantir la qualité de vos travaux et l'accès aux aides.
⚠️ Attention : L'erreur la plus fréquente et la plus pénalisante est de signer un devis, voire de commencer les travaux, avec une entreprise avant d'avoir vérifié sa qualification RGE. Si l'artisan n'est pas ou plus certifié au moment de l'édition du devis, le dossier d'aide sera systématiquement refusé, sans recours possible. Cette vérification est une étape non négociable avant tout engagement.
Comment vérifier qu'un artisan est bien RGE ?
La vérification du label RGE est une démarche simple et rapide qui doit devenir un réflexe pour tout porteur de projet. Il ne faut jamais se fier uniquement à la mention du logo RGE sur un devis ou un véhicule.
- Demandez le numéro de SIRET de l'entreprise et son certificat de qualification RGE.
- Rendez-vous sur l'annuaire officiel des professionnels RGE, disponible sur le site France Rénov'.
- Entrez le numéro de SIRET de l'entreprise dans le moteur de recherche.
- Vérifiez deux points essentiels : le statut de la certification doit être "Actif" et le domaine de travaux mentionné doit correspondre précisément aux prestations prévues dans votre devis (par exemple, "Pose de matériaux d'isolation thermique des parois opaques" ou "Pompes à chaleur").
Cette vérification gratuite et instantanée vous garantit que l'entreprise est bien habilitée et vous sécurise pour le montage de votre dossier de financement.
Les certifications RGE selon le type de travaux
Le label RGE n'est pas un titre générique. Il se décline en plusieurs qualifications, chacune correspondant à un domaine de travaux spécifique. Un artisan RGE pour l'installation de pompes à chaleur n'est pas automatiquement qualifié pour réaliser une isolation par l'extérieur.
- RGE Qualibat : Concerne principalement les travaux d'isolation (murs, toiture, planchers), de ventilation et de menuiseries.
- RGE Quali'PAC : Spécifique à l'installation de pompes à chaleur (aérothermiques et géothermiques).
- RGE Qualibois : Pour les appareils de chauffage au bois (chaudières, poêles à granulés ou à bûches).
- RGE Qualisol : Pour les installations solaires thermiques (chauffe-eau solaire, système solaire combiné).
- RGE Chauffage+ : Pour l'installation de chaudières à condensation.
Il est donc primordial de s'assurer que le professionnel choisi possède la certification RGE correspondant exactement à la nature des travaux envisagés. Un devis doit faire apparaître des prestations qui relèvent bien du périmètre de qualification de l'artisan.
Est-il obligatoire de refaire un DPE après travaux ?
La question de refaire un Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) après un chantier de rénovation se pose souvent. S'il n'est pas systématiquement obligatoire pour le propriétaire qui continue d'occuper son bien, il est vivement recommandé. Ce nouveau DPE permet de mesurer objectivement le gain de performance énergétique obtenu et de valoriser le bien. Il matérialise le résultat des investissements consentis.
En revanche, la mise à jour du DPE devient une obligation légale dans deux situations précises : la vente du logement ou sa mise en location. Le propriétaire doit alors fournir au futur acquéreur ou locataire un DPE valide, c'est-à-dire datant de moins de 10 ans et reflétant l'état actuel du bien. Un DPE réalisé avant des travaux d'ampleur ne serait plus représentatif et pourrait être contesté. Le coût d'un DPE se situe généralement entre 100 et 250 € selon la surface du logement.
Logements exemptés de DPE : la liste officielle
Bien que le DPE soit généralisé, certains types de biens ne sont pas soumis à cette obligation. La liste est précisément définie par l'article R126-15 du Code de la construction et de l'habitation.
- Les constructions provisoires, prévues pour une durée d'utilisation de deux ans ou moins.
- Les bâtiments indépendants dont la surface de plancher est inférieure à 50 m².
- Les bâtiments à usage agricole, artisanal ou industriel (sauf la partie habitation).
- Les lieux de culte.
- Les monuments historiques classés ou inscrits à l'inventaire.
- Les bâtiments non chauffés ou pour lesquels les besoins en chauffage sont très faibles.
- Les logements destinés à être occupés moins de quatre mois par an.
Pour tous les autres logements résidentiels, le DPE est un document incontournable dans le parcours de rénovation, de vente ou de location.
Simuler et démarrer son projet de rénovation énergétique
Une fois le projet mûri, le passage à l'action doit suivre une démarche structurée pour maximiser les chances de succès et l'obtention des aides. Le service public France Rénov' est la porte d'entrée unique pour tous les projets. Il oriente les ménages et met à disposition des outils fiables.
La première étape concrète est d'utiliser le simulateur en ligne Simul'Aides (ou Mes Aides Réno). Cet outil officiel et gratuit permet, en fonction de vos revenus, de votre logement et de votre projet, d'obtenir une première estimation des aides auxquelles vous êtes éligible. C'est un excellent moyen d'évaluer la faisabilité financière de l'opération. Ensuite, le parcours type est le suivant :
- Contacter un Espace Conseil France Rénov' pour un conseil neutre et gratuit.
- Si besoin, se faire accompagner par Mon Accompagnateur Rénov' (MAR), obligatoire pour les rénovations d'ampleur.
- Faire réaliser l'audit énergétique.
- Solliciter plusieurs devis auprès d'artisans certifiés RGE.
- Déposer le dossier de demande d'aides AVANT de signer tout devis.
- Après accord, signer le devis et lancer les travaux.
- Une fois les travaux terminés, transmettre les factures pour percevoir les aides.
Sources
Ce guide a une portée pédagogique. Toute intervention technique (électricité, gaz, structure) doit être confiée à un professionnel certifié ou RGE.
Questions courantes
Quelle est la nouvelle loi sur la rénovation énergétique ?
La loi Climat et Résilience de 2021 impose un calendrier progressif d'interdiction de mise en location des logements les plus énergivores : les logements classés G sont interdits à la location depuis janvier 2025, les F le seront en 2028 et les E en 2034. Elle renforce également les obligations de rénovation pour les copropriétés au-delà d'un certain seuil de consommation.
Est-il obligatoire de refaire un DPE après travaux ?
Un nouveau DPE n'est pas systématiquement obligatoire après des travaux, mais il est fortement conseillé pour attester du gain énergétique obtenu. Il devient obligatoire lors d'une vente ou d'une mise en location du logement rénové, et sa validité est de 10 ans sauf changement significatif de la performance du bien.
Quels sont les logements non soumis au DPE ?
Certains logements sont exemptés de DPE : les constructions provisoires prévues pour une durée inférieure à deux ans, les bâtiments agricoles, artisanaux ou industriels, les bâtiments classés ou protégés, et les logements utilisés moins de quatre mois par an. La liste complète figure à l'article R126-15 du code de la construction et de l'habitation.
Qu'est-ce qui rentre dans la rénovation énergétique ?
La rénovation énergétique regroupe l'ensemble des travaux visant à réduire la consommation d'énergie d'un logement : isolation des murs, toiture, planchers et fenêtres, installation ou remplacement du système de chauffage et d'eau chaude sanitaire, amélioration de la ventilation, et recours aux énergies renouvelables. Pour ouvrir droit aux aides, ces travaux doivent en général être réalisés par un artisan certifié RGE.
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